Aquarelle de J. Dessart, reproduction aimablement prêtée par l'ASBL TANK MUSEUM

Réalisations

Les réalisations de l'association sont diverses, toutes orientées vers notre objectif. A ce jour, les deux principalles sont

  • la rédaction d'un trimestriel, envoyé à tous les membres et également disponible sur ce site;
  • la restitution du drapeau de la Fraternelle, que depuis plus de 15 ans, l'on avait cru disparu. Drapeau qui fut officiellement identifié le 12 juin dernier au Musée de l'Armée par le Chef du Protocole.

On peut également citer:

  • la création de l'ASBL;
  • la création d'un site, celui d'une adresse électronique, d'un papier à lettre personnalisé, de cartes de visites.

Trimestriel

Cérémonie de restitution du drapeau des A.C.M.

Musée de l'Armée et d'Histoire Militaire
Halle Bordiau, mardi 27 mars 2007

Il y septante sept ans, le 19 juillet 1930, ici, dans le même Musée de l'Armée et d'Histoire militaire, le Général De Kempeneer, remettait aux représentants de ce Corps pas comme les autres qui avait pour nom : orps expéditionnaire belge des Autos-Canons-Mitrailleuses en Russie, pendant la grande guerre; pendant celle qui fut vraiment la nôtre, celle de 14 – 18, le drapeau que le roi Albert Ier venait, par Arrêté Royal, de conférer à la fraternelle des A.C.M. qu'ils avaient fondée le 19 février 1919. Dont le but était de renforcer la solidarité et la fraternité nées dans la boue et le sang, dans les périls de la révolution bolchevique et de l'abandon par la mère patrie; mais aussi pour obtenir enfin la reconnaissance de leurs mérites et du rôle qu'ils avaient joué pendant le guerre. L'octroi de ce drapeau était un premier geste.

Ce drapeau offert par le roi Albert Ier venait combler une lacune, réparer une injustice.

Tout corps d'armé se doit de posséder son drapeau, son étendard ou son fanion. C'est lui qui le différencie des autres régiments, qui affiche sa personnalité, l'identifie sur le champ de bataille, qui est en quelque sorte son passeport, l'emblème d'une solidarité qui ne se démentira pas, le signe de ralliement. Seuls les ACM n'y auront pas droit.

Novateur, en avance sur son temps, bousculant les vieilles traditions de la Hiérarchie militaire, ce Corps fut dès le début en butte à la malveillance; faisant de l'ombre, il fit des jaloux, suscita des rancunes et fut victime d'une véritable conspiration du silence. Le gouvernement belge, réfugié au Havre à qui il n'eut pas l'heur de plaire, le bouda, et le Corps resta orphelin de drapeau

Peu à peu, l'un après l'autre, ils s'en étaient allés. Et ce fut le silence. Le drapeau disparut.

Lorsque des descendants de ces ACM décidèrent de fonder à leur tour une A.S.B.L pour sauvegarder leurs souvenirs, ils se mirent à sa recherche. Le hasard guida leurs pas et les dirigea vers l'église orthodoxe ruse d'Uccle où on leur avait signalé sa présence.

Il y a tout juste un an, le jour du vendredi saint orthodoxe, ce drapeau se déroula sous leurs yeux émus et heureux.

Les années avaient passé le marquant de leurs ravages. Ils le firent restaurer et c'est flambant neufs qu'il leur fut officiellement restitué par Mr. de Heering président de la paroisse, au cours d'un cérémonie, sobre, émouvante.

Après avoir été déposé entre les mains de deux arrières petits enfants d'A.C.M., il fut confié à la garde du Musée.

Une petite réception devait terminer cette journée du souvenir. Où chacun savoura le vodka traditionnelle, indissociable de toute réunion A.C.M.